Ecologie  des  Sarracenia


Distribution

   Ces plantes sont originaires d’Amérique du Nord avec quelques populations naturalisées en Irlande, Angleterre, Écosse, Suisse (Vension 1967, Foss & O’Connell 1984, Daniels et Crane 1986, Ryall 1989 ). La tourbière Une tourbière est une zone humide caractérisée par l'accumulation progressive de la tourbe, un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique, peu ou pas décomposée, d'origine végétale. C'est un écosystème particulier et fragile dont les caractéristiques en font, malgré des émissions de méthane, un puits de carbone, car il y a plus de synthèse de matière organique que de dégradation. (https://fr.wikipedia.org). de Frasne, en France dans le jura, abrite quelques belles touffes de Sarracenia subsp. purpurea . La plupart des espèces sont limitées à la plaine côtière du sud-est  des États-unis (Alabama, Floride, Géorgie, Mississippi, Carolines du Nord et du Sud, Texas et Virginie.  Cependant, toutes les espèces n’occupent pas tous les États.

S.purpurea, la plus distribuée des espèces, s’étend exceptionnellement  jusqu’au nord du Labrador, à l’ouest du Minnesota et au Manitoba ( Macfarlane 1908, Harper 1918, Lloyd 1942, McDaniel 1971, Folkerts 1977, Slack 1979, Godfrey et Wooten 1981, Rynal & Folkerts 1982 ). D’après Bell (1952 ) la plus grande concentration de Sarracenia, en nombre d’espèces et de plantes, se situe dans la moitié sud de la Géorgie et de l’Alabama et dans le nord de la Floride.

Habitat:

    Les Sarracenia poussent dans des milieux pauvres en azote comme les marais, le sable humide, les prairies, les forêts de pins, les fourrés, les espaces libres ensoleillés à l’ombre des grandes plantes. Généralement ils ne tolèrent pas de compétition d'autres végétaux ni l’ombre bien que S.oreophila préfère les zones boisées et les habitats ombrés comme les  bordures de rivières. "Les incendies fréquents aident à nettoyer les biotopes des débris et des autres plantes ce qui permet apparemment aux rhizomes souterrains des Sarracenia de se régénérer et d’être en bonne santé en l’absence de compétition" (Plumer et Kethley 1964, Eleuterius 1969). Ces biotopes sont pour la plupart beaucoup plus sec que l'on pourrait le penser. Les plantes ne "baignent" pas en permanence dans l'eau comme lorsque nous les cultivons. L'humidité est surtout fournie par l'air qui est saturé à 100%. Le climat de la plaine côtière du sud-est est tempéré chaud. Les étés sont chauds et humides et il pleut très souvent. Les hivers sont froids et il gèle souvent la nuit.

Menaces:

    La plus grande menace pour ces plantes est la destruction de leurs habitats, mais le commerce des plantes à urnes est un problème de plus qui demande une attention soutenue parce que ces genres sont très recherchés par les collecteurs pour la revente et par les fleuristes.

    La World Conservation Union ( IUCN ) est impliquée dans le processus de mise à jour du livre rouge des “ Espèces Menacées ”; il est également, au travers de Species Survival Commission ” (SSC) Spécialist Group, en train d’amorcer l’élaboration de “ plans d’ actions ” pour la conservation des plantes.

Les incendies qui jouaient un rôle important dans la limitation des espèces concurrentes sont désormais réglementés ou interdits.

 

Les autorités estiment qu’il reste moins de 5% des Sarracenia d’origine au sud-est des États-Unis.

 

La CITES:

   La Convention sur le Commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) entreprend de suivre de prés et de contrôler le commerce des animaux et des plantes vulnérables en danger. La convention est complexe et ses mécanismes ont beaucoup évolués depuis 40 ans. De nombreux pays trouvent difficile l’application de la convention, notamment pour les plantes. Quelques uns l’ignorent simplement ou appliquent les contrôles à contre cœur.

Législation:

   La CITES contrôle et suit de près les plantes carnivores considérées mises en danger par le commerce international. Plus de 119 pays font partie de la Convention et le commerce des espèces couvertes par la Convention est contrôlé au moyen de licences.  La Convention comprend trois Annexes basées sur le degré de menace qui pèse sur les espèces dans le monde. Deux de ces annexes concernent les plantes carnivores et notamment les Sarracenia. 

Annexe I : Inclue les espèces menacées d’extinction dans le monde. Le commerce des espèces sauvages inscrites dans cette annexe est interdit et soumis à restriction pour les espèces reproduites artificiellement.

Annexe II : Inclue les espèces qui ne sont pas réellement en danger d’extinction mais considérées comme menacées par le commerce. Le commerce des espèces sauvages ou reproduites artificiellement est soumis à contrôle et autorisation. La raison de ces enregistrements est de contrôler le commerce à tous les niveaux et de s’assurer que des espèces ne vont pas être mises en péril.

Toutes les plantes carnivores ne sont pas dans le commerce et toutes ne sont pas protégées dans leurs habitats naturels, cela à cause des lois internationales et nationales de conservation de la faune et de la flore. Bien que plusieurs pays aient des lois de protection, elles ne concernent bien souvent que la faune et la flore est rarement mentionnée.

 l’Annexe I du CITES inclue :

S.rubra subsp.alabamensis, S. rubra subsp.jonesii et S.oreophila , le reste des espèces et des sous-espèces ainsi que les hybrides sont inscrits à l’Annexe II.


 

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