|
Araujia sericofera |
| Accueil | Graines et plantes disponibles | Collection | Échange |
la plante tueuse.....mais non carnivore !
|
Famille
:
Asclepiadacees Synonymes : sericifera, albens, hortorum Nom commun : Araujia Étymologie : sericofera : qui fait de la soie Araujia sericofera n’est pas une plante carnivore mais elle n’en est pas moins intéressante car elle aussi capture des insectes. Facile à obtenir et à conserver elle mérite certainement une petite place à coté de nos carnivores. Lors de l’assemblée générale 2004 de DSOT que nous avions organisée dans le Gers au jardin carnivore de Jean-Jacques Labat, celui-ci nous avait présenté le pied d’ Araujia qui trône à l’entrée de la salle d’accueil s’accrochant à une pergola. Après ses explications à propos des mœurs surprenantes de la plante je décidai d’en savoir un peu plus. Je connaissais la plante de nom mais je n’ y avais jamais vraiment prêté attention et quelques recherches sur Internet me donnèrent envie de la cultiver. C’est Alain Chauchoy qui me donna un pied « sauvage »prélevé dans son jardin. Il possédait en effet un gros Araujia qui avait complètement envahi un figuier en arrivant même à étouffer quelques branches. Il dû se résoudre à le sacrifier mais quelques graines disséminées par le vent ont germé et lui ont permis de conserver la souche. C’est une plante grimpante ou plutôt un petit arbuste lianiforme qui peut atteindre plusieurs mètres de long. Les pousses vigoureuses s’accrochent à tout ce qu’elles trouvent comme les glycines. Les tiges, à l’instar des ficus, laissent écouler un suc laiteux lorsqu’elles sont coupées ou entaillées. La plante développe des feuilles vertes semi persistantes ou persistantes, opposées et de forme elliptique qui mesurent jusqu’à 10 cm de long. Le dessus est vert alors que la face inférieure est glauque et duveteuse. Des fleurs de 3 à 5 cm de diamètre apparaissent à partir du mois de juillet. Elles sont blanches, veinées de rose plus ou moins foncé aux pétales fusionnés. Très parfumées, elles produisent jusqu’à la fin septembre beaucoup de nectar. Les fruits oblongs, vert clair, paraissent très gros par rapport à la plante. D’aspect feutrés, ils contiennent les graines à plumeaux soyeux à l’origine du non de la plante. Araujia sericofera apparaît souvent spontanément et peut se naturaliser sous les climats favorables des régions côtières du sud et sud ouest de la France ce qui pourrait, parait-il, engendrer le raréfaction de certaines espèces d’insectes……….. Facile à cultiver, en grand pot ou directement en pleine terre, elle supporte les petites gelées, la chaleur et la sécheresse relative. Elle semble s’adapter parfaitement à tous les substrats drainant et apprécie l’apport d’engrais. Contrairement aux plantes carnivores ce sont les fleurs qui capturent les insectes et uniquement dans un but de pollinisation. La corolle de la fleur est constituée en son centre d’une petite pince fonctionnant comme un petit « piège à loup ». Deux sacs contenant le pollen sont accrochés aux extrémités de cette pince. Les insectes, attirés par l’odeur et le nectar qui coule abondamment, finissent par toucher la pince qui se referme sur la partie qui l’a effleurée. La patte pour les abeilles, guêpes et frelons ou la trompe pour les papillons. Seuls les gros insectes sont capables de se libérer en arrachant le piège, entraînant dans leur fuite la pince et ses deux sacs assurant ainsi la pollinisation de la fleur suivante butinée. Les papillons et principalement les sphinx payent un lourd tribut à Araujia. Il leur est impossible de se défaire du piège et meurent d’épuisement, suspendus à la fleur par la trompe, terminant tristement leur longue migration du sud de l’Europe. Il est surprenant que seuls les gros insectes puissent féconder cette plante. Peut être que les plus petits ne seraient pas capable de transporter le poids de la pince et de ses deux sacs ?
|
![]()
|