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Toutes les informations que vous trouverez dans cette page son issues de plus de 16 années de culture et d'expérience dans la culture des Sarracenia. Elles peuvent s'appliquer à d'autres genres comme Dionaea, Drosera.... |
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Les plantes carnivores cultivées en pot doivent être rempotées à intervalles réguliers. Même si elles ne produisent pas beaucoup de racines, celles ci sont généralement longues et finissent par sortir par les trous de drainage des pots. Certaines espèces, comme Dionaea, prospèrent beaucoup mieux si elles sont rempotées tous les ans. Les Sarracenia quant à eux voient rapidement la tête du rhizome toucher le bord du pot ce qui empêche ou contrarie la sortie des nouvelles feuilles. Le choix du pot, même si ce n’est pas un élément déterminant, mérite quelques éléments de réflexion.
Choix des pots Les pots accueillant les plantes carnivores sont généralement posés sur une tablette ou un bac contenant de l’eau de pluie pendant une grande partie de l’année. Si nous choisissons des récipients en terre cuite, une partie non négligeable de l’eau sera absorbée par « transpiration » et donc gaspillée. De plus, une accumulation de «sels »se produira et pourra en plus de n’être pas du meilleur effet se montrer néfaste pour les plantes. Nous choisirons donc des récipients en plastique pourvus de suffisamment de trous de drainage. Ce type de pots présentent plusieurs avantages ; facilité pour le nettoyage et la désinfection (solution à 10% d’eau de javel), quasiment incassables, réutilisables, légers et proposés dans une vaste gamme de taille. Les coloris vont du noir au blanc en passant par le vert et l’inévitable « terre cuite ». Les racines, contrairement à celles des plantes non carnivores, n’affectionnent pas beaucoup la chaleur, notre choix de couleur devra en tenir compte et s’orienter vers une teinte claire en privilégiant toujours le pot le plus grand possible. Sans tomber dans l’excès, il faut toujours avoir à l’esprit que plus le récipient sera volumineux et plus l’inertie thermique sera importante. En clair, dès que les plantes sont cultivées en pots et surtout en plein soleil, elles nécessitent de grands pots et de grands volumes d’eau. Une nuance qui peut avoir un impact sur la croissance est en prendre en considération : tous les Sarracenia n’occupent pas tous les mêmes biotopes. On distingue généralement trois zones d’habitat différentes. 1- la première zone est une zone très humide, souvent recouverte par l’eau. S.purpurea et ses sous espèces, S.psittacina et S.minor du marais d’ Okeefenokee la colonisent la plupart de temps. 2- la deuxième zone est la zone « sèche », l’eau n’y est pas visible et le sol est sec au toucher. On rencontrera principalement dans ces habitats les espèces S.flava, S.alata, S. leucophylla et généralement toutes les espèces qui possèdent des pièges longs et érigés. 3- la troisième zone est la zone intermédiaire entre les 2 premières. Elle est souvent habitée par les autres espèces de sarracenia. Ces trois définitions de zones sont issues d’observations sur les aires de répartitions dans la nature et ne sont qu’un constat général. Il est évident que l’on peut très bien rencontrer S.leucophylla dans la zone 2 et S.oreophila en zone 3. etc.…Nous choisirons donc de préférence des pots :
En résumé : - privilégier les récipients en plastique ; - utiliser les pots les plus grands possibles ; - désinfecter les pots qui ont été utilisés avant réemploi ; - adapter au mieux les pots aux conditions naturelles de pousse.
Quel que soit le mode de culture, il est nécessaire de leur offrir toute l'année le plus de lumière possible. - En appartement ou en véranda, les pots seront placés au plus près des baies vitrées. Attention cependant aux risques de brûlures contre les vitres exposées au Sud. (voir § repos). Un appoint à l'aide de tubes fluorescents de type horticole (disponible dans les animaleries, au rayon aquariophilie) peut être parfois nécessaire. - En culture sous serre, si la lumière ne manquera jamais, le danger peut venir de la trop forte élévation de la température en été. Un filet d'ombrage ou une couche de "Blanc d'Espagne", dilué avec de la colle à tapisserie et associé à une ventilation efficace sont les solutions à employer pour réduire cette hausse. - A l'extérieur, en pots ou en tourbière aménagée, les plantes ne manqueront ni de lumière ni d'aération. De plus sous l'action du soleil, les pièges se coloreront fortement. Il sera cependant nécessaire de les préserver des zones trop ventées. L'hiver, les plantes seront mises hors gel ou protégées du froid à l'aide d'un tunnel plastique d'une mini serre ou d'un paillage.
Originaires d'une zone subtropicale (Sud Est des Etats-Unis) les plantes s'accommodent bien du climat Européen. Bien que la littérature indique parfois des températures extrêmes (jusqu'à moins 15°C) supportées en culture sans dommage, il convient néanmoins de faire hiverner entre 3 et 8°C les plantes cultivées en pots. Les rhizomes souterrains supportent les légères gelées. L'été, 35°C est le seuil à ne pas dépasser trop longtemps ni trop souvent surtout si l'humidité est faible.
Les Sarracenia sont des plantes vivaces de climat tempéré soumises à quatre saisons bien distinctes. Une période de repos, où la croissance des plantes s'arrête, est obligatoire. L'absence de cette période de repos est une des causes principales d'échec avec les Sarracenia. A l'approche de l'hiver il est donc très souhaitable de diminuer le taux d'humidité, la température et la quantité de lumière. Si les plantes sont cultivées en serre il y à lieu de procéder à quelques manipulations : Les soucoupes ou les tablettes seront vidées de leur eau, le substrat sera juste tenu légèrement humide en arrosant les plantes par le dessus lorsque le mélange commence à s'écarter du bord du pot. La photopériode idéale est environ de 7 à 8heures, élément à prendre en considération s'il ont utilise un éclairage artificiel. Coté température, un maintien hors gel (3 à 5°)est suffisant, les Sarracenia s'accommodent très bien de telles conditions. Pour éliminer au maximum le risque de maladies ou moisissures du à un éventuel excès d'humidité, une aération mécanique ou naturelle est indispensable. Froid et humidité sont des conditions idéales pour le développement du botrytis et il y a donc davantage de risque de perte de plantes en hiver que pendant la saison de pousse. Par mesure prophylactique, les urnes sèches et nécrosées seront coupées à 3 ou 4 cm du rhizome et la coupe traitée à l'aide d'un fongicide. D'une manière générale, ont peut enlever toutes les feuilles dont le couvercle est sec et ne produit donc plus le nectar. Généralement les feuilles des plantes de l'espèce purpurea et des sous espèces sont laissées en l'état et ne seront coupées qu'au début du printemps. Certaines espèces produisent à l'approche de l'hiver des phyllodes, feuilles plates dépourvues de pièges qui entretiennent une activité chlorophyllienne. Elles ne devront pas être coupées avant l'apparition des nouvelles feuilles de printemps. Ces phyllodes caractéristiques peuvent s'avérer très utiles pour l'identification de certaines espèces. Il est admis que l'absence de piège sur ces feuilles est du à la raréfaction des insectes pendant la période froide. Certains auteurs préconisent de faire hiverner Sarracenia psittacina complètement immergé dans un récipient contenant de l'eau de pluie pour se rapprocher au maximum des conditions naturelles. Je n'ai jamais procédé de la sorte, mais il est certain que c'est cette espèce qui pose le plus de problème et la plus lente à redémarrer au printemps.
Après plusieurs années de culture, le rhizome grossit et arrive contre le bord du pot. De même quelques racines sortent par les trous de drainage. Il est grand temps de rempoter. Cette opération doit être réalisée au printemps lorsque les températures voisinent les 18, 20 °C et ne doit s'appliquer que sur des rhizome adultes et en excellente santé. C'est le moment idéal pour diviser les plantes. L'opération n'est pas délicate mais il est important de prendre quelques précautions pour ne pas mettre la vie de la plante en danger.
Parasites Malgré leur caractère carnivore, les Sarracenia peuvent subir l'assaut d'insectes parasites. La plupart occasionnent des lésions qui peuvent aller jusqu'à la mort de la plante.
-Pucerons: Des pucerons, de plusieurs variétés, colonisent parfois les plantes et les hampes florales. La malformation des urnes est un indice précis. Les produits de traitement spécifiques du commerce sont adaptés pour lutter contre ces parasites. -Cochenilles: Quelles soient "farineuse" ou à "carapace", les cochenilles apparaissent parfois sur les Sarracenia, notamment dans la partie basse des urnes. Elles peuvent entraîner la perte de la plante si un traitement n'est pas appliqué dés leur détection. Les parties infectées sont souvent décolorées. Là encore, les produits spécifiques sont efficaces. -Chenilles: Quelques papillons déposent parfois leurs œufs sur les urnes. Les chenilles qui éclosent s'en nourrissent abondamment. On peut lutter contre elles à l'aide d'un insecticide ou bien les retirer manuellement. -Mouches blanches (aleurodes) et acariens. Un insecticide du commerce en viendra à bout facilement. -Escargots et limaces Friands des feuilles de Sarracenia, ces animaux seront éliminés en employant des granulés empoisonnés. Un récipient enfoncé dans le sol et rempli de bière fait merveille contre les limaces.
Maladies Les plantes peuvent être infectées par des champignons microscopiques du genre botrytis ou oïdium. Les parties atteintes deviennent blanchâtres ou grises. Après la suppression des feuilles contaminées, il est nécessaire de traiter la plante à l'aide d'un produit fongicide (Benlate ….)
Mesures préventives Pour limiter le risque de maladies, il convient:
- d'isoler de la collection toutes plantes malades. - de retirer les feuilles mortes ou sèches. - d'aérer suffisamment.* - de limiter l'humidité pendant le période de repos (octobre à mars) tout en apportant suffisamment de lumière. - de traiter mensuellement l'hiver avec un produit fongicide. - d'éviter le manque de lumière en cas de hausse de température pendant la saison de croissance.* - de diviser les potées trop fournies pour permettre la circulation de l'air. - d'inspecter soigneusement et de traiter éventuellement toute nouvelle acquisition avant de l'ajouter à la collection.
*-surtout dans le cas de culture sous serre. |
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